HELVETIC SHAKESPEARE COMPANY
Valentin Rossier


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HAMLET, William Shakespeare
Le spectacle a été créé au Théâtre du Loup (Genève) en octobre 2005.
Mise en scène : Valentin Rossier
Jeu : Valentin Rossier Hamlet, Roberto Molo le roi, Estella Karajevrekis la reine (à la création : Valeria Bertolotto), Maurice Aufair Polonius (à la création : Armen Godel), Fanny Brunet Ophélie,
Olivier Yglesias Laërte, Francisco, Frédéric Polier un comédien, un fossoyeur, le spectre, Thierry Jorand un comédien, Horatio, Osric, Matthias Urban un comédien, Marcellus, un fossoyeur,
Pietro Musillo un comédien, Bernardo, Mauro Bellucci Rosencrantz, Thibaud Saâdi Guildenstern

Assistant à la mise en scène : Eric Salama, Décors : Gianni Ceriani, Éclairage : Laurent Junod, Michel Guibentif, Peinture plateau : Pietro Musillo, Costumes : Nathalie Matricciani,
Maquillage : Suzanne Pisteur, Univers sonore : Sarten, Maître d’armes : Jan Fantys, Assistanat : Alice Berthet
Shakespeare est parvenu à écrire une tragédie suprême. La poésie tragique nous donne à contempler des êtres plus grands que nous-mêmes, plus grands que ne peut l'être un homme, poussés à une fin catastrophique par un chagrin, une affliction ou une faille de caractère qu'ils endurent mais qui nous serait insupportable; nous les contemplons avec une adhésion sans réserve et un étonnement mêlé de crainte respectueuse. Shakespeare ne se donnait pas pour tâche de produire un être psychologiquement vraisemblable et cohérent, mais un personnage qui susciterait l'affection, la surprise et les larmes de son auditoire, et qu'on accepterait aussi comme entièrement humain.
Valentin Rossier

Hamlet, pour l'amour fou du jeu
Acteur à l'aura mélancolique, Valentin Rossier captive en héros blème démasquant les criminels dans une fièvre théâtrale éclairée aux chandelles.
(...) Ce credo, c'est aussi celui de l'Helvetic Shakespeare Company. Son Hamlet, elle le révèle comme au premier soir: simple, inpelligent et sauvage, losque Hamlet et Laerte ferraillent à quelques mètres du public, épée contre épée, comme s'ils allaient vraiment s'entretuer. Jouer à la vie à la mort. Tout Valentin Rossier.
Alexandre Demidoff
Le Temps, vendredi 7 octobre 2005

Hamlet, forcément Hamlet
(...) Valentin Rossier nous fait donc rire avec Shakespeare, mais d'un rire frappé de scepticisme. Son roi (Roberto Molo, savoureusement perfide, est un fieffé gredin et Ophélie (Fanny Brunet, ardente) prend des allures de poupée folle. Quant à lui - Hamlet donc - s'il laisse choir sa fameuse réplique: «Etre, ou ne pas être», c'est moins pour rendre des comptes à la métaphysique que pour savoir si l'expérience mérite être menée à son terme. (...) Et si la mort gagne à la fin, ce n'est pas au détriment de comédien(ne)s qui, tout au long du spectacle, ont su lui insuffler une fraîcheur malicieuse et vivifiante. C'est à croire qu'il y a quelque chose de jouissif au Royaume du Danemark...
Lionel Chiuch
Tribune de Genève, vendredi 7 octobre 2005
La pièce a tournée en février/mars 2007 à VIDY-Lausanne, à Nuithonie (Villars-sur-Glâne - Fribourg), au Passage, Neuchâtel et à la Salle de la Marive, Yverdon-les-Bains.
Avec le soutien du Département des affaires culturelles de la Ville de Genève, du Département de l’instruction publique de l’Etat de Genève, de Pro Helvetia, de la Loterie Romande, de la Fondation Leenaards, du Service Culturel Migros-Genève. Remerciements : Anne Bisang et la Comédie de Genève.

  
 
 Photos : Isabelle Meister - AZZURO MATTO, 2005
Photos : Isabelle Meister - AZZURO MATTO, 2005
©HELVETIC SHAKESPEARE COMPANY, Genève, Suisse, Geneva, Switzerland

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